Alta Precision estime que ses ventes pourraient s’élever à 20 millions de dollars par an d’ici quelques années – soit une fois et demi son chiffre d’affaires actuel.

Alta a vu le jour il y a 32 ans lorsque Guillermo Alonso père, immigrant espagnol et maître-outilleur arrivé à Montréal en 1956, a décidé d’y lancer une entreprise, misant sur son expérience de la fabrication de pièces pour le secteur aéronautique.

« Au départ une entreprise familiale spécialisée dans la fabrication de pièces de précision, Alta compte aujourd’hui 65 employés et a résolument choisi la voie de la spécialisation sous la direction de Guillermo fils et de sa sœur Sonia », explique son contrôleur, Karim Zerrad.

Depuis qu’il a pris les rênes de l’entreprise en 1999, M. Alonso fils a canalisé l’énergie d’Alta dans la fabrication de pièces complexes pour trains d’atterris­sage et d’autres composants destinés par exemple à Boeing, l’Armée de l’air américaine, Bombardier et Airbus. « Mon père n’aurait jamais pu imaginer de pareilles possibilités lorsqu’il a démarré l’entreprise. »

Alta a conclu des partenariats avec de grands acteurs de l’industrie afin d’augmenter ses ventes à l’étranger. Elle a réussi à décrocher des contrats auprès de forces armées et à optimiser ses activités en réduisant ses coûts, si bien que son chiffre d’affaires est passé de 5 à 13 millions de dollars.

Accroître ses liquidités

Les retombées du secteur canadien de l’aéronautique

L’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC) a célébré ses 50 ans lors d’un sommet tenu à Ottawa cet automne. Au Canada, le secteur de l’aéronautique compte plus de 400 sociétés qui emploient quelque 37 000 personnes directement et plus de 107 000 personnes si l’on tient compte de tous les fournisseurs dans la chaîne de production.

Les exportations vers l’Europe et les États-Unis sont au cœur des activités d’Alta. Au nombre de ses grands défis, on compte les questions de logistique liées au transport et aux douanes et aussi les cycles de fabrication, qui peuvent s’étendre sur 12 à 24 mois – pour une petite entreprise, c’est bien long avant de toucher un paiement.

« L’accès aux liquidités demeurera toujours un enjeu pour une PME comme Alta, confie M. Zerrad. Avoir un partenaire comme EDC est un atout certain, car elle nous offre des solutions de financement efficaces, par exemple le Programme de garanties d’exportations qui couvre nos prêts bancaires et nous permet donc d’accéder à un fonds de roulement. De plus, EDC nous aide à réaliser notre potentiel en nous proposant des solutions de financement et d’autres services à valeur ajoutée comme des renseignements sur les secteurs et les marchés. »

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